Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 00:05

 

Ne laissera pas passer son rêve, où qu'il se trouve

se donne juste le temps

avant de partir

explorer d'autres horizons

faciles

peut être

dans les pas d'une autre

de ma..d'elle...frangine...aussi parequ'elle me manque

(et que son rêve est plutôt plaisant itou )

ou pas

ailleurs

qu'importe.

 

Laisser tout derrière moi

emporter juste

en fait de valises

quelques cartons

pour une fois emplis de souvenirs

réellement gravés

de ceux qui ne font plus pleurer.

Jouer des arcs en ciel

avec mon ptit pou qui n'en peut plus de grandir

Jouir de son autonomie

nostaligiser (c'est moi qui écrit, j'invente les mots que je veux, à paillettes même si je veux, mes mots, ah mais) de son petit poing serré

et rire de le voir s'envoler

sur de nouveaux horizons.

Sourire.

Et vivre.

 

Peu à peu il se construit mon rêve.

Ne plus chercher déjà

juste regarder

imprimer

savourer.

Peu à peu je le construis mon rêve.

Ne plus avancer

juste gambader

et danser.

 

 

Par ...? - Publié dans : d'home à l'âme
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 20:19

Et alors quoi ?

C'est ça ?

Des années à ne plus rien partager, mais toujours se garder. Conserver un brin fou, une herbe encore verte, la savoir là, même cachée par les frimas, le givre qui gelait nos vies....Comme si "un couple", ça suffisait jute à tenter encore de se comprendre.

 

Et alors quoi ?

Je pars et maintenant c'est tout pour ma gueule. "Moi ça m'arrangerais"...."oui mais moi pas"....Sbaff, évidemment, si tu ne fais pas d'efforts aussi.

De la merde ma vie. De la grosse merde en barre.

""Dévouée aux autres mais pas à MOI. Laisse tomber.""

 

En un sens oui, je baisse les bras, je laisse tomber. C'est l'automne, les marrons tombent des arbres (vaut mieux ça que sur ma gueule). Moi je laisse aller les feuilles, je ne me battrais plus pour cet arbre là. Moi mossieur, je fais refleurir les orchidées et les bougainvillés. Oui mossieur, même en pleine hiver !

Je ne deviendrais pas méchante, je ne stopperais pas les "si je peux t'arranger je le ferais" Un putain de fucking bisounours. Mais m'en fous, je suis bien dans ma fourrure (même que j'y met des paillettes si je veux) Mais je ne les paierais plus.

 

Et alors quoi ? tu te le demandes encore toi ?!

Et alors, ma vie, tralala.

Par ...? - Publié dans : du drame à l'âme
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 21:31
On aurait dit un ptit oiseau. Séchant les larmes d'un réveil difficile, d'une fin de semaine fatigante. Cheveux en pétard qui pépiaient au vent et chemise bariolée en totale décalage avec ses pas hésitants. Les chaussures rouges qu'il ne voulait pas mettre ce matin, le guidait de groupe en groupe, isolé et en perpétuel mouvement. Les larmes ont séchées cependant que je ne pouvais décrocher mon regard de ses errances... Et ce soir, ce sont ces mêmes chaussures rouges qui ont vu s'envoler les rires et chantonner l'enthousiasme d'une journée bien remplie. Je l'ai vu galoper et tournoyer, traverser l'espace de l'appartement tout en me racontant, l'air de rien, comme si ça faisait déjà partie de sa vie depuis belle lurette, l'atelier theatre dans lequel il avait ce jour pu exprimer toute sa connaissance herbeuse, poussant ses bras pour grandir le brin d'herbe qu'il était alors. Rayonnant, virevoltant. Oubliées la fatigue et les larmes, remisés le matin chagrin et les engueulades. A chaque jour son petit bonheur, lui fait de ses jours un gros bonheur point barre.
Par ...? - Publié dans : petite âme
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 20:10

Il a dit " ma vie est restée chez toi"

J'avais juste refermé la porte.

 

Il a dit " j'ai froid sans tes bras"

J'avais juste replié les miens sur son absence.

 

Il a dit " et puis plus rien n'a de saveur..."

Je n'avais juste pas été le sel de cet instant là.

 

J'ai noyé le chagrin sous mille lieues de choses a faire.

J'ai repavé mon chemin sur les cendres de l'adultère, balayé les rancoeurs et oublié... Oublié... Tout oublié.

 

Fermé la porte a clé, encamisolé mes élans d'espoir, et foutu le feu à la cuisine en cramant mes petits pois. ...

 

J'ai ouvert de grands yeux,

des yeux de manga.

 

J'ai tenté de me rappeler tout, tout ça.

 

J'ai senti les papillons, humer la force des larmes, du bonheur.J'ai frémis sous ses mains, haleter a son approche. Perdu pied, comme un rêve, un vertige... Et plus rien n'existait autour.

Plus rien. De nouveau je perdait tout.

 

J'ai cette fois moi même claqué la porte après avoir repoussé ses bras.

Et le sel, je vais dorénavant moi-même le cultiver,

de même que tous les épices de la terre.

Je vais assaisonner ma vie aux couleurs du levant et brasser du bonheur à ne plus savoir qu'en faire.

Et je rirais du passé. Et de toi.

 

Mais plus jamais de moi.

Par ...? - Publié dans : de dame à l'âme
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 01:26

Se sentir vide

inutile

larguée.

Se sentir incapable

faible

misérable.

Face à la douleur

au vide qui emplit toute une floppée de vies.

Face à ses pas, 

ses allers-retours vers les canapés du salon.

Son livre à la main

la bougie qui jamais ne s'éteind, elle.

 

Elle attache des symboles

des actions

des coups de téléphone.

Incessants, incessantes.

Ne cesse pas.

Ne lâchera prise que forcée

n'y arrive pas.

C'est sa façon à elle de faire face.

Etre là

pour les autres.

Comme à chaque fois.

C'est sa force, ce qui lui donne celle de continuer aussi.

 

S'attacher à ses sourires.

A elle.

L'abeille.

S'attacher à ses promesses.

Aux bêtises qu'elle pouvait raconter

butinant nos sourires

pour mieux continuer à nous en arracher.

Un soleil.

Endormi.

Eteint.

Nuit.

Fin.

S'attacher à ce qu'elle avait de vivant,

pleurer les morts ne sert qu'aux survivants.

S'attacher à son chemin,

celui qu'elle empreinte désormais seule

la main dans nos creux

les vides qu'on lui laisse habiter dorénavant.

 

Elle n'arrive pas à dormir.

Elle gère.

Ma mère.

N'empêche que

tellement elle gère

grave

ben elle en dort pas.

Sa tristesse, sa peine, 

elle est là.

Bah ouais hein.

Mais y'a tellement à faire

et pis tellement de jolies choses avant

à se souvenir,

plutôt que d'en décrépir.

 

Ca m'énerve !

Ca m'énerve de rien pouvoir y faire.

/ oui je sais, ce que tu "ne fais pas" c'est déjà beaucoup, gnagnagna/

Pour la première fois, 

ce n'est plus elle que j'entend me dire cela.

C'est dans moi que je l'entend,

le crie, 

me supplie :

Je voudrais pour une fois, soulager la peine de ma maman.

Prendre sur moi ce qui la happe

le porter pour elle

et la voir libérer, soulager et enfin

pleurer.

Oui aussi.

Ok, c'est un poil contractidoire,

et j'écris comme de la merde là de suite.

....

 

JE NE PEUX pas

porter la peine d'autrui.

JE NE PEUX pas

l'en soulager.

JE NE PEUX pas

lui faire oublier

ou l'obliger à SE poser. Puisque ce qu'elle vit, là, c'est sa façon à elle, de gérer, de poser. Enfin je crois. Enfin moi c'est ce que je ferais. Et on est bizarre dans la famille. Mais ça veut pas dire qu'on ait raison.

Je peux juste me taire, et laisser vivre les lucioles (il fait nuit, et les abeilles elles dorment. Faut suivre merde ! )

 

 

Réalise juste que...

Ma maman, c'est un curé

un "passeur" comme à l'ancienne.

Avec tout l'affect en plus, que cette foutue grande dame peut pas s'empêcher d'y coller en prime.

Et sans les chichis crucifiés. Enfin sauf si vous insistez vraiment. Mais faut pas pousser nan plus. Pas trop. Bref.

Et que ledit passeur, il est là aussi bien pour les vivants, que pour ceux en passe de..., que pour ceux qui déjà, que bref....A l'ancienne quoi.

Alors merde, 

prenez en soin.

 

 

 

 

Par ...? - Publié dans : du drame à l'âme
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